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Meeting de Natation des clubs de Triathlon du Val de Marn

23 janvier 2015 - 14:15

Dimanche dernier, nous avons participé à une compétition de natation entre clubs de triathlon du Val de Marne au Kremlin-Bicêtre. Equipe de 5 avec un minimum requis de une féminine. C’est au quasi dernier moment que l’on constitue notre équipe. J’aurai donc l’honneur de nager au côté des légendaires Krikou aka Rob, Jérôme dit Tonton Jay, Benoit un jeune homme du club fort sympa et enfin Adèle quel goujat je fais de la citer en dernière notre coach d’athlétisme !   

1ère partie :

C’est cette fine équipe qui va donc affronter (et je pèse mes mots) les épreuves suivantes dans un bassin de 50m :

400 mètres nage libre : Un seul nageur de chaque équipe s’élancera (Krikou)

200 mètres nage libre : 3 nageurs de chaque équipe s’élanceront en même temps, la moyenne des 3 temps sera prise en compte. Le nageur du 400m ne peut y participer. (Jay, Benoit et Bibi)

50 mètres brasse : Le nageur restant se jette à l’eau (Adèle)

2ème partie :

100m dos : Un seul nageur par équipe (Jay himself)

4 x 50m 4 nages : Les 4 restants constituent le relais (Krikou-dos, Bibi-brasse, Benoit-Pap, Adèle-crawl)

3ème partie :

2 fois 5 x 50 nage libre : Bouquet final chacun passe 2 fois pour un sprint sur 50 mètres en relais

Compte rendu 

Pas évident de distribuer les rôles à part quelques évidences où Krikou par son expérience, sa grâce et son élégance  s’impose naturellement pour le 400m NL.  

Initialement prévu pour le 100m dos je décline poliment l’offre de Jay en prétendant être bien plus à l’aise en brasse. Contre toute attente il acceptera et s’y collera à ma place en me laissant donc la brasse du relais 4N. Benoit, bien plus jeune et vigoureux que nous, s’occupera du papillon. Quel ouf de soulagement j’ai poussé en ne voyant pas mon nom…  

J’aurais par contre effectué avec grand plaisir le 50m brasse mais je serai finalement parmi les 3 qui se friteront sur 200m (avec Jay et Benoit). On veut ma peau ? Du coup Adèle récupère le 50m brasse. Mais ce n’est pas tout, Jay en grand farceur lui a réservé la cerise du gâteau : l’ultime longueur du relais 4N en crawl ! Pendant ce temps-là Krikou se gratte la tête, il va s’occuper du dos. Oui oui Rob, la nage sur le dos ça existe…

Allez sans plus attendre je vous amène devant la piscine du Kremlin Bicêtre. On entre dans le bâtiment, tous les concurrents sont là. On est loin loin loin de l’atmosphère des parcs à vélo avant une course. Aujourd’hui c’est la grosse rigolade pour tout le monde. Même si nous, quelques parts dans nos têtes on a un peu peur d’être ridicule, on s’imagine entourés d’une horde de squales semi-professionnels. Perso, je n’ai aucun repère chrono, aucun indicateur sur ma forme actuelle. Mais j’ai la patate. La grosse patate là dans mon ventre mon gars ! Je me suis fait une méga raclette la veille et en plus j’ai eu la bonne idée de me faire les restes avant de venir. Les patates froides j’adore ça, avec du fromage fondant et du bon Bayonne. C’est trop bon, c’est trop bon, c’est trop boooooon.

Dans les vestiaires Jay me demande d’essayer un singlet, une taille L. Je fais 1m67 et tu veux que je porte du L ??? Et mince il me va, même qu’il me serre presque le bide. Raclette de merde. Ordre du président je dois le porter lors des intermèdes entre chaque course. Chef oui chef.

Seb : On s’en tape de ton bide loulou !

Allez Krikou et Jay ont enfilé leurs moules zobs (Old school is cool dude !) on va vers le bassin. Il est magnifique, on l’avait vu d’en haut en entrant et là ça se confirme. La lumière superbe rend les 50m plus longs qu’ils ne le sont. C’est beau à voir mais bien flippant en même temps. Les longueurs vont être looooongues.

Oh un panneau ! Super bien fichu dis donc, hey c’est nos noms en face de chaque course. Glups ça commence à devenir concret tout ça. Chaque course est divisée en  4 séries (ou groupes si tu préfères…) car il y a 20 équipes pour 5 lignes d’eau. Chaque club ayant envoyé un temps de référence sur le 400m, l’organisateur s’est basé sur cette info pour constituer les séries avec comme objectif de faire des courses à peu près homogènes. Good job !

Sans grande surprise nous faisons partie de la 1ère série, la plus modeste. Krikou, fébrile, regarde les chronos affichés par nos amis les clubs voisins. On se sourit, on rigole même, allez ya de l’espoir. Faisons-nous plaisir !

Plouf c’est parti ? Non non hey on s’échauffe un peu d’abord… dans une eau quasi chaude, on s’étalonne sur ce fameux 50m. J’adore, je ne suis pas fan des virages en culbute alors un bassin de 50m ça me va très bien. A titre perso, je vois souvent les gars du club nager mais c’est assez frustrant de ne pas pouvoir me joindre à eux parfois, j’apprécie d’autant plus le moment donc. Du coup je suis un un peu l’inconnu de l’équation car fort logiquement on ne m’a pas beaucoup vu nager et il faut dire que moi-même je me vois très peu nager. Tu parles d’un coach ? Je ne suis qu’un type en tong/marcel au bord du bassin…

Bon on se rassure comme on peut d’ailleurs quand je vois Krikou s’entrainer à plonger, je suis fort rassuré : on va bien se marrer !   

La voix dans les enceintes nous dit de nous tenir prêt. On remet nos hauts et on s’installe en tribune sauf… Krikou ! Et ouais encore lui, je lui file un pti coup d’pression sympa en lui disant que son 400m donnera le « La » de notre partition. C’était quoi ça Rob ? On dirait un sourire…

L’émotion me gagne en voyant mon pote s’avancer vers son plot de départ. Merde, on y est. C’est tout notre ami qu’on voit là : calme, concentré. Il va faire son job ça se voit.

C’est le départ ! On a rien entendu mais c’est parti ! Plongeon timide, une brève coulée et le voilà qui fait pourtant la course en tête sur les 25 premier mètres. Un mécanisme de sécurité s’est certainement déclenché car il ralenti déjà. C’est bien, il ne cède pas à l’euphorie et pose sa nage. C’est sans fioriture, ça ne fait pas du gros bouillon derrière mais ça avance. On ne dirait pas vu la cadence des bras mais ça avance plutôt bien. Tranquille comme le type quoi.

100 mètres un concurrent s’est détaché. Sauf charge héroïque, pas dans le style de la maison je pense, ce sera dur de le rattraper.  A la deuxième place c’est la lutte, pour le moment Rob a un léger avantage. Au 200m ça s’intensifie, on distingue toujours un premier avec une longueur confortable, puis toujours le mano a mano derrière et une cassure avec les 2 restants complètement largués. Sans doute le bassin de 50 qui commence à faire son effet. L’effort est long, les membres n’ont pas ce petit repos salutaire lors du virage des 25.

300 mètres on ne sait pas trop si c’est Rob qui a légèrement accéléré ou bien si c’est une lente défaillance du bonhomme. En tout cas le contraste est saisissant, Rob a toujours sa nage propre et posée par contre à coté ça tape l’eau, ça y va déjà aux tripes. Mais inexorablement il perd du terrain et ce bon vieux Krikou se retrouve avec près de 2 mètres d’avance au dernier virage. On se prend à rêver qu’il vienne chercher le type de devant mais rien de tel, sans accélérer ni craquer, notre ami tape le mur en 2eme. Ni plus ni moins. Il a fait son job, comme prévu.   

Ayé, son gros morceau à lui est passé. Il l’a géré de manière magistrale à son grand soulagement et à notre grand bonheur. C’est la 1ere fois que je voyais Robin nager, en compète de tri on se perd de vue en 2 secondes et demie. Il revient donc s’asseoir en tribune pour regarder avec nous les séries suivantes. On se rend compte qu'il n’aurait pas été ridicule en 2ième série. Comme souvent aujourd’hui d’ailleurs, mais bon pour le moment nous sommes clairement à notre place dans ce groupe.

Allez place au 200m nage libre à trois !    Qu’est-ce que c’est ce truc ? On pensait partir chacun dans sa ligne en fait non pas du tout. On part à 3 dans le MEME ligne d’eau !!! Ok en tant que triathlète on est habitué à nager en mode « collé caliente » mais là quand même… Bon on improvise une stratégie à la va vite dans les gradins. Jay et Benoit, les mieux entrainés, vont prendre les ailes et c’est sous leur protection que je vais être censé tenir le choc. Au moins on sait que l’on nage tous droit c’est déjà rassurant non ?

 

1ère partie

Départ dans l’eau, ben ouais quand même il manquait plus qu’on plonge à 3 dans la même ligne d’eau, Monsieur Edelstein, dresseur de fauves au cirque Pinder aurait apprécié je pense.  

Le départ va avoir lieu dans quelques secondes. Ma priorité sera de ne surtout pas gêner mes 2 compères sur les côtés. Donc nager derrière ou devant. Dans ma tête de dingo je sais ce que je vais faire. Pourvu que ça marche.

Top départ ! Tête dans l’eau je pousse sur mes jambes, personne sur les côtés. Douce naïveté les mecs ! Personne ne fait donc de coulé ? Ya pas de petit profit wahahahaha ! J’actionne les bras je dois faire le break pour justement ne pas les gêner. Premier virage au 50 j’ai réussi à faire le trou, je devrais stabiliser la vitesse. Et là l’adrénaline me prend… et si ? Et si j’allais voir ce qu’il y avait vraiment au fond de mon slip ? Et si je restais pied au plancher vais-je en mourir sur un 200m ? Je suis Speedy ou je suis pas Speedy ? Donc voilà vous comprenez qu’à ce moment précis à part 2 neurones qui hurlaient : « Du sang, du sang !!! » j’entendais pas grand-chose.

Un Neurone : Vous pensez pas qu’on devrait ptet ralen…

Les autres : Ta gueule !!!!

Et au 100 mètres j’y croyais encore malgré mon avance qui fondait car je savais que derrière ça morflait autant que moi. Mais je me méfiais de la jeunesse de Benoit et de ce filou de Jay (qui m’a d’ailleurs par la suite avoué frôler la syncope de rire en voyant mon démarrage). Depuis le 125 mètres j’y vais les dents serrées, au dernier virage des 150 mètres j’ai un souffle d’avance sur mes poursuivants. Je dois surveiller mes côtés pour éviter les télescopages. Diantre ce mur est loin ! Et moi je suis cramé… Allez les gars rattrapez-moi, finissons-en !   

A peine ma coulée terminée en prenant ma respiration sur la gauche je vois que c’est en train de revenir. C’est le coté de Benoit. Le jeunot s’active, il se place pour la charge finale. Coté Jay rien. Il n’est pas loin c’est certain. A ce moment je me dis que ça sent l’arrivée groupée mais à condition que je ne craque pas   . Sur ma gauche donc ça s’affirme le voilà à ma hauteur à mi bassin. Je n’en peux plus, Jay va sûrement surgir à ma droite et nous bouffer tout cru. Je m’autorise un léger répit avant de lancer la charge finale, je suis passé deuxième d’un demi bras. Une dernière respiration, on est dans les 15 mètres. Toujours rien à ma droite. Trop tard Tonton Jay, tu ne me rattraperas pas. Et toi devant tu payes rien pour attendre.      

Je me mets en apnée totale et je nage en puissance, impitoyable envers ma fatigue. Si je ne le fais je vais le regretter j’en suis persuadé.  J’ai le moteur qui monte dans les tours, j’ai les tempes compressées mais au moins je suis en train de le faire, je refais mon retard ! A côté la bestiole ne se laisse pas faire, lui aussi est en train de tout mettre. C’est violent ça va se jouer à la touche, je m’étends à m’en déboiter l’épaule. Il semblerait que j’échoue de la largeur d’un cheveu coupé en 6.    Qu’importe j’ai fait ma course, je n’ai absolument aucun regret et c’est le plus important. J’enlève mes lunettes et qui je vois tout sourire ? Tonton Jay ?!   Je pensais que c'était Benoit qui était venu me chercher ! Supercherie !!! 

Attention ambiance western !!! *Wouhouhouhou woin woin woin* la Brute avec son départ dénué de subtilité, vient de se faire abattre par ce Truand de Jay qui a réussi à changer d’aile je ne sais comment pour porter sa terrible attaque. Une stratégie de vieux briscard, au moins un qui a nagé avec son cerveau branché. Le Bon nous rejoint une poignée de seconde plus tard, il a été surpris par ma coulée au départ et a peut-être voulu en garder sous la pédale. Ce que je comprends car quand on a un 50m papillon à faire en bassin olympique, ça doit calmer les ardeurs.

A priori nous ne sommes pas la première équipe à avoir touché le mur. Un membre d’une autre team a terminé avant nous mais ses partenaires sont arrivés bien après. On s’en tape 5 en nous félicitant mutuellement, on a fait la course qu’il fallait faire : homogène en 3min22 au global. Et en plus on s’est bien marré avec le bâton de dynamite que j’ai allumée d’entrée de jeu. Pour moi, on a bel et bien remporté cette série.

De retour à notre place, on rejoint Krikou qui me félicite pour ce rôle de « lièvre » qui a été une excellente stratégie. Euh non non je voulais juste leur casser la gueule…      

Je m’assois pour récupérer, je me sens déjà épuisé. On n’est pas habitué à ce genre d’effort même si ma préparation du BNSSA m’aura été très bénéfique aujourd’hui. Heureusement pour moi ma prochaine course sera le 50m brasse du relais. Très envisageable. Tiens en parlant de 50m brasse, c’est l’épreuve individuelle qu’on annonce prochainement. Adèle est dans le couloir d’entrainement et nous gratifie de quelques mouvements de brasse loin d’être dégueu. On connait son mental de championne, elle ne prendra pas la course par-dessus la jambe.   

Pour l’encourager je me place de l’autre côté du bassin pour assister à sa fin de course. Le départ est donné, elle fait un bon plongeon. C’est bon pour elle jusqu’au 25m où elle reste dans le paquet. A partir des 35 ça doit commencer à lui bruler les bras je pense, elle perd du terrain. Finalement elle s’accroche et manque de peu la 3eme place de sa série. Qu’importe, ça lui fait une première expérience de sprint en brasse qui plus est en format 50m. Top !

Fin donc de la 1ere partie où nous aurons défendu plus qu’honorablement nos couleurs. Le moral est à bloc. Quel plaisir aussi de voir les autres nager. Les séries du 200m nous ont permis de voir des nageurs évoluant à un tout autre niveau. Par pur jalousie on trouve le moyen de les critiquer mais c’est vraiment du bonheur pour les yeux de voir certains nageurs fendre l’eau…

 

2ème partie

Jay is back ! Regardez-le taper son dos crawlé à l’entrainement ! D’un seul coup je n’ai plus de doute ni de remord : j’ai bien fait de lui laisser le dos. Il faut dire que pendant une dizaine de jour ça a été son obsession en piscine : le départ face au mur, le virage en dos etc. Il a bossé tout ça avant de venir. Pour l’aider à repérer le mur afin d’épargner son crâne et son ô combien précieux cerveau, je me poste au 50m. Au départ, il n’oubliera pas d’appliquer sa stratégie ou plutôt son contournement : étant peu convaincu de son talent pour le bond en arrière au départ du dos, il va simplement effectuer une coulée sous l’eau sur le dos qui sera aussi, voire plus, efficace qu’un bond foireux. Et je dois avouer que niveau efficacité, il n’a pas eu tort comparé aux autres.

Voilà donc Jay dans la bagarre, il est très bien. Il est facile dans le top 2, le virage approche alors je donne de la voix. Enfin j’essaye, comme toujours ça hurle de partout, et il semblerait que notre ami ne m’entend pas et ça se confirme ! Patatra il se retourne et se retrouve sur le ventre un peu trop tôt. Il manque 50cm. Et là que fait-il ? Une sorte de « twist »    façon tournevis pour se remettre sur le dos et toucher le mur dans la position adéquate. Dans un moment qui me semble durer 1 an, j’ai le sentiment que ça va être dur de revenir sur le premier. Mais c’est parler trop vite ! En deux temps trois mouvements (« Deux temps pour une nage sur le dos ? Mais il raconte quoi lui ??? ») Il a déjà rattrapé le temps perdu. Je marche sur le bord du bassin, je suis sous le choc. Ce con, il va le faire. Et il le fait, décidément ses grands bras télescopiques lui auront bien servi aujourd’hui. Il gagne sa série ! Je suis hilare, c’est un hold-up ! Plus que jamais je suis ravi de lui avoir refilé le bébé, pour une fois j’ai eu une bonne intuition. Je n’aurais pas fait mieux c’est clair et net.

 

Impossible d’être dans de meilleures dispositions avant le relais 4N. En plus, j’adore cette épreuve, par sa diversité, chacun sa nage, je trouve ça bien marrant. En ce qui me concerne, la brasse c’est assez spécial pour moi. J’ai longtemps nagé la brasse mieux que le crawl, en fait j’ai pratiquement plus de plaisir à nager la brasse que le crawl, c’est loin d’être la nage de secours chez moi. Alors j’ai tout de suite saisi ma chance, un brin nostalgique je suppose. J’avoue que le « succès » de Jay m’a réconforté dans mon choix. Ya plus qu’à !

On débute par le dos puis suivra la brasse, le papillon et enfin le crawl. Après la démo du 100m dos, Robin se doit de faire aussi bien sur son 50m dos qui va débuter le relais. C’est ce que j’aurai aimé lui susurrer dans l’oreille histoire de faire monter la pression    mais au moment où mon esprit pervers y pense je suis déjà à l’autre bout du bassin prêt à entamer la brasse une fois le dos validé. Les minutes d’attente s’écoulent, j’attends dans l’eau devant Adèle notre finisheuse en crawl. A l’autre bout donc Robin qui doit bouillir intérieurement en position de départ et Benoit au-dessus qui est à quelques instants de son grand défi de la journée.

Ah tiens ça bouge au fond, Rob se jette en arrière le départ a été donné et je n’ai rien entendu… Je suis dans les starting blocks prêt à bondir. Allez-ramène toi l’ami ! Décidément on se débrouille bien en dos car Rob est en train de nous positionner en tête. Oulala pression ! Derniers mouvements de bras… ça va toucher ! Et ben non ça touche pas. Comme quand mon gamin met le film sur pause en jouant avec la commande, Rob est figé sur le dos la main à 20cm du mur. Adèle et moi devenons dingues   , j’ai même cru devoir lui tirer le bras   . Encore un moment qui a dû durer 3 secondes et qui m’a semblé long mais looooooong. Main toucher mur. C’est parti pour moi. Je n’ai même pas pris le temps de regarder où on en était. Je vais tout casser. Sur ma nage fétiche je donne tout, je pousse à fond sur les jambes, je tire sur les bras, je place ma tête… au 40m c’est dur de garder le rythme, les dents serrés j’écrase mes 2 mains pour passer le relais à Benoit.

Difficile de savoir ce que ça a donné, d’après Jay qui est spectateur sur cette course, on a gardé la tête et j’ai pu creuser un peu plus l’écart. Je reprends mon souffle, j’ai le regard un peu perdu suite à l’intensité de l’effort. Jay me réveille « Regarde le jeune » je regarde notre couloir et je vois la fin de course de Benoit en papillon. C’est le fruit de son travail que l’on voit. Pendant que d’autres vont « mourir » sur la fin, lui termine avec rythme et amplitude . Je pense que pour lui c’est le meilleur des encouragements.    Adèle prend le départ avec une avance de 10 mètres à peu près. Est-ce que notre pari sera gagnant ? Sur la ligne opposée l’équipe en deuxième position lance son dernier nageur. Il attaque tambour battant. Adèle s’est pris la main dans la ligne d’eau et doit découvrir avec extase la torture d’un sprint en crawl sur 50m cul sec. L’avance est en train de fondre, j’oscille entre « ça va le faire » et « elle va se faire manger toute crue ». C’est très dure pour notre amie, mais elle ne s’écroule pas et ne sera battue qu’à la touche d’une courte phalange.   

C’est ça la beauté du relais, on nage ensemble. Et si Robin avait touché plus tôt ? Et si je m’étais un peu plus arraché sur les 10 derniers mètres de ma brasse , Et si Benoit etc etc. On a fait un super relais et on s’est tous arraché. En plus elle s’excuse l’autre là ! Même pas fichue de sortir de l’eau tellement elle a tout donné, plus rien dans le maillot, plus rien ! Et ben justement voilà, c’est exactement ça le but. Et elle l’a fait telle la championne qu’on connait. Good job !

Fin de la 2ème partie.

 

Nerveusement on commence à être bien là. Le sprint c’est vraiment pas une affaire de distance. Mais c’est si intense. On se délecte des autres relais en soufflant car arrive la boucherie finale. Un relais où nous passons à tour de rôle 2 fois pour une longueur de bassin à chaque fois. On établit les ordres un peu à l’arrache 1 minutes avant le départ. Je me propose pour commencer, Mister Dynamit is back. Dans le rôle du finisher ce sera Benoit.

C’est la première et unique fois de la journée que je vais plonger. Faut pas se rater. Ouf les lunettes ont tenues, bon là j’y vais tout en force mais c’est normal cette fois et je respire 2 fois et demie. De la boucherie.    Je tape le mur, on prend la tête. Hum ça veut dire que les autres ont ptet mis leur plus grosses cartouches en dernier. Bon en tout cas moi je commence à avoir ma claque, en plus j’ai du mal à m’y retrouver quand on fait tous la même nage. Bon ben nageons on verra bien après. Mon 2eme 50m est plus laborieux, je nage en 2 temps, j’ai les bras lourds, j’ai l’impression de nager à contre-courant, je mets toute ma volonté pour garder de l’intensité mais je le sens bien, je n’ai plus de glisse. C’est le visage crispé et les jambes raides que j’en termine, soulagé. Je monte sur le bord tel une baleine qui s’échoue lamentablement.   

Ah voilà les choses s’éclaircissent, Benoit s’apprête à prendre le dernier relais il est légèrement devancé pour la 1ère place lors de son départ. Lui aussi est cuit, comme tout le monde je pense. Il fait sa course mais là il n’y aura pas vraiment de suspense. On prend tout de même une belle 2eme place de série sur cette épreuve tout de même moins intéressante à mon goût que les précédentes. Mais qui aura eu le mérite de faire participer les équipes au complet.   

Voilà ! C’est terminé pour les épreuves. On est défoncé. Mais super contents et fiers de nous. On se douche et on se rhabille avec le sourire et les yeux qui pétillent (En plus moi voir Krikou et Jay en pti slip moi ça me mmmmmmh). Tout le monde se réunit pour le classement. On a droit à un pti commentaire de l’organisateur qui nous mentionne en tant que primo-participant accompagné d’un « Merci Jérôme » qui a dû faire son effet au niveau du melon (ou autre ?) de notre cher président.   

 

J’ai vraiment une chance incroyable  d’encadrer ce groupe pendant l’année. Quand je vois la motivation des uns et des autres et ce qu’on a fait ici, je me dis que ouais ça vaut la peine de faire quelques sacrifices. Je le fais vraiment avec plaisir et aujourd’hui j’ai l’impression d’être récompensé. Je sais que je le serai encore à Enghien et à chaque fois que nos gars s’arracheront dans l’eau.         

 

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